lundi 30 juillet 2012

Paul Auster - Le Diable par la queue / Pourquoi écrire ?

Paul Auster - Le Diable par la queue / Pourquoi écrire ?

Paul Auster nous livre avec Le Diable par la queue une petite autobiographie. Celle ci débute lors de l'enfance de l'auteur, pour s'achever à sa première publication romanesque. L'ensemble est court et ne fait que 164 pages, on se doute donc que Paul Auster a du choisir avec soin ce qu'il allait nous raconter.

En effet, j'ai trouvé que 3 grands aspects étaient mis en valeur : la volonté de l'auteur (qui souhaite très tôt être indépendant et vivre à sa façon), ses rencontres et activités, et surtout son rapport à l'argent, ou plutôt la contradiction entre sa volonté de ne pas en faire le centre de sa vie et le fait qu'il soit très souvent obligé de ne penser qu'a ça pour survivre. C'est assez amusant de faire le lien entre certains de ses souvenirs et des éléments de ses romans. Après tout, l'inspiration ne sort pas du néant. Mais plus que cela, ce récit est intéressant car Auster prend du recul par rapport à lui même, en ne donnant par exemple aucun détail sur sa vie intime, ne s'attardant pas sur ce qu'il aurait pu étaler, et se concentrant sur son activité d'écrivain. Le récit est donc dense et rapide, ce qui le rend tout aussi rapide et plaisant à lire.

Au final, on a là quelques belles tranches de vie d'un écrivain fauché courant après ses rêves d'indépendance et de création et obligé d'y renoncer faute d'argent et de capacité à "se vendre". A ce propos, le récit se termine sur ces mots : "Et voilà comment on écrit des livres pour faire de l'argent. Voilà comment on se vend." Une fin étonnante, mais l'on peut se réjouir que Paul Auster ne sombre pas dans l’autosatisfaction. Il ne prend même pas la peine de raconter sa "réussite", qui on l’espère lui a apporté la liberté créatrice apte à démentir les derniers mots de cette intéressante autobiographie.

Ensuite, Pourquoi écrire ? nous offre sur une vingtaine de pages quelques souvenirs, en vrac. Cela ne nous aide absolument pas à comprendre pourquoi Paul Auster écrit, mais ça se lit tout seul.

1996/1995, 179 pages, Le livre de poche 
 
CITRIQ

dimanche 29 juillet 2012

Hard Reset

Hard reset

Hard Reset est un jeu indépendant d'action à la première personne prenant place dans un magnifique univers cyberpunk. Vous pouvez lire mon avis complet sur Indius.

vendredi 27 juillet 2012

Iain M. Banks - Inversions

Iain M. Banks - Inversion

Inversions fait parti du cycle de la Culture. La Culture est une vaste société galactique extrêmement développée, libérée des contraintes matérielles, dirigée par des IA, hédoniste. La Culture tente de convertir les civilisations qu'elle rencontre à son point de vue, de façon pacifique si possible, en intervenant discrètement. Chaque tome est une histoire indépendante prenant place dans l'univers de la Culture.

Inversions se démarque très fortement des autres volets du cycle de la culture. Ici, vous ne verrez aucune technologie, pas d'autre arme à feu que des mousquets, pas de drones ni de vaisseaux spatiaux. Et pour cause, l'histoire se déroule dans un monde dirigé par des rois, dans lequel les médecins prescrivent la saignée et les pauvres jalousent le roi pour son harem. Bref, si l'on devait comparer cette période historique à celle de notre terre, ce serait pas mal de centaines d'années derrière nous.  Mais alors ... quel rapport avec la Culture ? Voir même avec la science fiction ?

Le récit est construit de telle façon que nous suivons en parallèle deux personnages. Vossil est le médecin d'un roi, et ses étranges connaissances en avance sur son temps sont la cause de bien des animosités, d'autant plus qu'elle est une femme. Son histoire nous est conté à la première personne par son jeune assistant. Quand à lui, DeWar est le garde du corps d'UrLeyn, le souverain d'un autre royaume. Les chemins de ces deux personnages ne se croiseront pas, mais ils font partie du même monde.

Quoi que ... font-ils vraiment partie de ce monde ? C'est là une bonne partie de l’intérêt d'Inversions : il y a beaucoup de sous entendus. C'est au lecteur connaissant la Culture de dénicher les petits détails qui semblent indiquer que certains personnages ont des choses à cacher. Peut être sont-ils des envoyés de la Culture, chargés d'influer sur le cours des événements ?  Le personnage du docteur est particulièrement intéressant, et l'on sent bien qu'elle a une tournure d'esprit bien peu adaptée à cette époque, sans compter les événement bizarres dont elle est parfois la cause. Certains dialogues entre elle et des nobles soupçonneux sont un vrai régal, tant le docteur fait mine de se plier aux règles tout en conservant une ironie permanente. De ce coté là, DeWar est moins intéressant, car il n'a pas vraiment cette ambiguïté.

Il est ainsi certain qu'il vaut mieux être familier avec la Culture pour profiter d'Inversions. Cependant, la plume de Banks rend à elle toute seule le récit intéressant, tant les personnages ont une véritable consistance et la trame, particulièrement sombre, est bien ficelée. Certes, Inversions n'est pas aussi riche et complexe que d'autres tomes de la série, mais il a le mérite de montrer une nouvelle fois que Banks ne s’endort pas sur ses lauriers. Une très bonne lecture, sans aucun doute.

413 pages, 1999, Le livre de poche 

CITRIQ

dimanche 22 juillet 2012

Cervantès - Don Quichotte

Cervantès - Don Quichotte

Don Quichotte est, parait-il, un classique parmi les classiques. Et à force d'en entendre parler et d'en voir des références un peu partout, il fallait que j'aille voir par moi même ce qu'il est était.

Don Quichotte de la Manche est un paisible hidalgo espagnol, c'est à dire un petit noble. Ce monsieur tout à fait respectable a cependant une passion qui va venir à bout de sa raison : il adore les livres de chevalerie ! Ceux dans lesquels de vaillants combattants parcourent le monde, cherchant l'aventure, massacrant géants et mécréants, sauvant de jolies princesses en détresse, se languissant de l'absence de leur dame tant aimée. Et notre bon don Quichotte qui tient ces histoires pour vérité décide de se lancer lui aussi dans la chevalerie errante. C'est ainsi qu'il ira sur la la route, prendra les auberges pour des châteaux, des moulins pour des géants ou encore des troupeaux de mouton pour des armées en marche. Et bien sur, il aura pour compagnons le fameux Rossinante, un vieux canasson placide, et le vaillant écuyer Sancho Panza, qui partagera plus ou moins la folie de don Quichotte par appât pour les richesses que ce dernier lui a promit.

Et don Quichotte se languira pendant toute son aventure se sa belle Dulcinée, son amoureuse imaginaire (car c'est bien connu, les chevalier errants ont tous une belle dame qui possède leur cœur).

Ce bouquin de 700 pages à beau avoir plus de 400 ans, il est tout à fait passionnant. Les personnages ont une incroyable tendance à dire en cent mots ce qu'aujourd'hui on dirait en dix (ou ce qu'on ne dirait pas du tout), mais l'écriture est si agréable que ce n'est absolument pas un problème. La traduction, bien que je ne puisse pas vraiment en juger, est très réussie. De plus, alors qu'après le premier tiers du livre on pourrait croire que les mésaventures de don Quichotte commencent à devenir répétitives, de nombreux nouveaux personnages sont introduits. Ces derniers racontent souvent leur propre histoire, et ces récits dans le récit permettent une variété inattendue. On a même droit à un récit présenté comme une nouvelle lue par l'un des personnages.

Évidemment, Don Quichotte est totalement dépassé au niveau des valeurs et des "principes de vie". L'époque était extrêmement misogyne et profondément chrétienne, cela ne fait aucun doute. Après tout, si don Quichotte est fou, c'est parce qu'il a accordé trop d'importance à des histoires qui n'ont pas pour but d'enseigner. Il aurait mieux fait de lire la bible. De plus, les personnages féminins sont réduits à leur beauté. Et elle ont beau être intelligentes, leur place normale est au foyer, soumises à leur mari et soucieuses de leur honneur. La notion d'honneur était d'ailleurs très ... importante, disons. Et c'est fou, tout ces personnages qui sont à la limite de mourir de chagrins d'amour platoniques. Enfin, tout cela a un charme historique et romantique indéniable, d'autant plus que le second degré abonde. Ou alors c'est moi qui vois du second degré là ou il n'y en a pas tellement ces valeurs chrétiennes ne sont plus d'actualité.

A l’époque, la commission de censure (ou du moins un truc dans le genre) trouvait que Don Quichotte donnerait "plaisir et divertissement au peuple" tout en ne contenant rien "contre l'ordre social et contre les bonnes mœurs". Et bien on ne peut que saluer la qualité de Don Quichotte, puisque 400 ans après son écriture et malgré son coté "conformiste" aux normes de l'époque, il continue de donner "plaisir et divertissement au peuple", même si ce dernier place probablement un regard bien différent sur l’œuvre. Du moins sur certains aspects, car les mésaventures de don Quichotte dues à sa folie font sans doute rire pour les mêmes raisons qu'il y a quatre siècles. Donc oui, Cervantès nous a offert là un classique.

697 pages, 1605, Le livre de poche. Le tome 2 a été écrit 10 ans plus tard, ce premier tome peut donc se lire, comme je l'ai fait, sans enchainer sur le second.
CITRIQ

mercredi 11 juillet 2012

Plop - Rafael Pinedo

Plop - Rafael Pinedo

Plop est un roman déprimant.

Plop, c'est le nom du personnage principal. Un nom étrange n'est-ce pas ? C'est le bruit qu'il a fait quand en sortant de ventre de sa mère il est tombé dans la boue. Tiens, sa mère, parlons en. Devenue apathique, elle a été recyclée. Il ne faut pas gâcher de la bonne viande. On apprend au passage que ses dents avaient servi moins de trente solstices.

Plop est fort, alors il a survécu. Il veut se tailler une place dans le Groupe, il semble prêt à tout pour cela. Prêt à toutes les horreurs possibles. Il n'a pas totalement tort, car si la vie n'est gaie pour personne, elle l'est encore moins pour ceux qui sont en bas de l'échelle sociale. Esclaves sexuels, appâts pour la chasse, nourriture pour les porcs, les plus faibles ont une espérance de vie tragiquement courte. D'ailleurs, ce résidu de civilisation est composé de déchets humains qui ont une telle capacité à s'entretuer qu'on se demande comment ils peuvent encore exister. Peut être que leur manie de "s’utiliser" (comprenez avoir des rapports sexuels, avec ou sans consentement, avec adulte ou enfant) sans cesse leur permet d'avoir un grand nombre de naissances. Peut être qu'assez de gamins survivent pour assurer le renouvellement.

Plop et son groupe évoluent sur une terre ravagée. Le monde n'est que boue, déchets, eau radioactive. Heureusement, la pluie, qui ne cesse jamais, est potable. Tant qu'elle ne se souille pas au contact du sol. Il existes d'autres groupes, qui ont adoptés des coutumes différentes, toutes aussi absurdes, dans des tentatives de former des micro sociétés fortes. Pour survivre.

Dans Plop, il n'y a pas de message d'espoir. Si Plop apprend à lire, cela ne lui sert qu'a assoir son pouvoir. Et on le sait dès le premier chapitre, Plop va mourir comme il est né, dans la boue. On ne peut pas dire qu'on va le regretter, Plop n'inspire pas vraiment l'affection. Loin de là.

Plop est un roman déprimant, dur, mais un excellent roman. D'une violence intense, mais presque anthropologique. Une écriture simple, incisive, crue, qui nous happe malgré l’horreur qu'elle décrit. Une horreur qui risque de marquer le lecteur. Si vous avez le cœur bien accroché et que vous aimez le post apocalyptique, n'hésitez pas, lisez Plop.

171 pages, L’arbre vengeur 

CITRIQ

lundi 9 juillet 2012

Bloodsilver - Wayne Barrow


La très belle illustration de couverture de Bloodsilver, qui n'est étrangement ni rouge ni argentée mais dorée, pourrait laisser croire à l’innocent lecteur déambulant au hasard dans sa librairie favorite qu'il n'a affaire là qu'a un simple western. Mais bon, il n'y a pas écrit "FolioSF" pour rien. Le lecteur se penche donc un peu plus sur l'ouvrage, et discerne entre les lèvres du monsieur de la couverture des canines étrangement proéminentes. Voici que la vérité éclate : Bloodsilver est bien un western. Mais avec des vampires.

Ces vampires là sont un peu particuliers, et outre le fait qu'ils se reproduisent comme nous en faisant des enfants (Dracula doit se retourner dans son urne), ils sont partis à la conquête de l'Amérique dès 1691 ! Et pas de façon discrète, non. Peu après leur arrivée ils créent le Convoi, vaste procession de chariots qui écume l'ouest en prélevant sa dime de sang. Et d'argent (le métal). Comme c'est une matière mortelle pour eux, les vampires essaient d'accumuler le plus d'argent possible pour en priver les humains. Étrange lubie. Mais les choses vont bien changer au fil des siècles. Car dans Bloodsilver, le lecteur pourra suivre l'évolution de la situation pendant plus de trois siècles, jusqu'en 1915. Pas question donc d'avoir une trame linéaire, et le roman ressemble presque à un recueil de nouvelles, chacune nous présentant des tranches de vie de nombreux personnages. Les amateurs de l'époque auront la joie de retrouver les frères Dalton, les frères Earp, Mark Twain, Doc Holliday, Billy the Kid, la famille Winchester, divers présidents ... Mais ici, on est pas dans Lucky Luke, et beaucoup de ces épisodes se concluent par la mort sanglante de celui dont l'histoire nous est contée. Et comme nous sommes dans une fiction, si beaucoup de ces personnages sont des criminels, ils sont avant tout des Chasseurs, qui haïssent les vampires et rêvent de les exterminer. Bien sur, certains héros sont des personnages totalement fictifs, mais de façon générale on ne suivra que des humains, les vampires faisant plus partie de la toile de fond. 

Alors, Bloodsilver serait-il simplement le récit d'un rude combat entre l'humanité et les méchants vampires ? Loin de là. Après tout, si les vampires ont besoin de sang pour vivre, ce n'est pas de leur faute. Et si pour se le procurer il doivent massacrer des humains, ce n'est qu'une relation de cause à effet, pas une preuve d'une éventuelle méchanceté naturelle. Et puis il existe cette ville, Silver City, dans laquelle humains et vampires cohabitent en paix ... Les Chasseurs de vampire livreraient-ils donc un combat perdu d'avance ? L'avenir est-il tourné vers la cohabitation pacifique des races ? Voilà un positionnement intéressant qui contribue à donner de l’intérêt à Bloodsilver. Le bouquin n'est pas dépourvu de défauts : certaines parties sont moins intéressantes que les autres, la chronologie est parfois un peu confuse, le fil conducteur général est souvent trop ténu ... mais la lecture reste plaisante.

Au final, malgré ses limites, Bloodsilver est un sympathique roman mêlant fantastique et western et revisitant l'histoire américaine dans une ambiance sanglante. Il a le mérite d'aborder la question vampire dans un contexte inhabituel et d'une façon plutôt originale, car il ne s'agit pas d'un simple conflit entre races mais plutôt d'une cohabitation forcée qui ne débouchera pas forcément sur la violence.

482 pages, 2006, Pocket. D'après l'article Wikipédia du bouquin, Wayne Barrow est le pseudonyme de deux écrivains français, Johan Heliot et Xavier Mauméjean. Ils devaient trouver que leurs noms ne faisaient pas assez Far Ouest.


CITRIQ

jeudi 5 juillet 2012

Rock of Ages


Rock of Ages est un jeu indépendant très original qui mélange adresse et stratégie, en nous faisant traverser l'Histoire dans une ambiance décalée. Vous pouvez lire mon avis complet sur Indius.

mardi 3 juillet 2012

L'immortalité - Milan Kundera

L'immortalité - Milan Kundera

Le lecteur prenant pour la première fois L'immortalité en main et voulant se renseigner sur le contenu du livre en examinant la quatrième de couverture risque d’être un peu désappointé. En effet, on est loin d'y trouver un synopsis de l’œuvre puisque l'éditeur a fait le choix d'y exposer son sommaire. Et celui ci est bien étrange. Il se compose de sept parties, nommées ainsi : Le visage, L'immortalité, La lutte (partie contenant plein de sous parties aux titres variés), Homo sentimentalis, Le hasard, Le cadran, et pour terminer La célébration.

Pourquoi un tel choix, qui risque de faire fuir le lecteur ne sachant pas que Kundera est un excellent écrivain ? L'auteur nous donne la réponse dans le livre. Kundera nous explique qu'un roman ne doit pas être linéaire, ne doit pas être racontable, qu'un livre doit chercher à faire ce qui est impossible dans d'autres genres, notamment le cinéma. On comprend mieux maintenant la quatrième de couverture : L'immortalité n'est pas synopsisable (oh le joli néologisme que voilà !).

Et quand je dis que Kundera nous explique cela, c'est bel et bien vrai : il se met lui même en scène dans son roman. Il n'est pas le personnage principal (il n'y en a pas), mais il se place habilement en relation avec ses personnages à travers le professeur Avenarius (personnalité inspirée de Richard Avenarius, philosophe allemand, merci Google), protagoniste savoureux qui a pour passion de crever des pneus de voiture la nuit, car il déteste les voitures, et qui roule en Mercedes le jour. Pour ce qui est des autres intervenants, ils sont très variés : si l'on passe de Goethe à Hemingway, ceux avec qui l'on passe le plus de temps sont des hommes et des femmes qui entretiennent entre eux (et avec d'autres encore) de complexes relations amoureuses. On saute entre tous ces personnage de façon non chronologique, mais le talent de Kundera fait que tout s'enchaine à merveille. Et finalement, les histoires de Goethe et de ces parisiens modernes se complètent merveilleusement bien.

Il y a un point qui ne faut pas oublier d'aborder à propos de L'immortalité : sa richesse. Car le roman confine parfois presque à l'essai, notamment quand Kundera analyse les chastes relations entre Goethe et Bettina, qui fut plus ou moins l'amante du poète. Si j'ai trouvé ces passages un poil moins intéressants que le reste, c'est bien la seule chose que je peux reprocher au roman, qui est d'une générosité incroyable. Il nous offre une telle richesse de situations et de réflexions passionnantes qu'il doit bien être possible de le qualifier de chef d’œuvre. Les personnages sont tellement humains, vrais, mais ce n'est pas tout : leurs sentiments et leurs comportements sont également souvent analysés, expliqués, et fort bien. On a même droit à un peu de loufoque (merci Avenarius).

L'immortalité est une petite merveille, un bouquin riche et intelligent. Attention toutefois à le prendre pour ce qu'il est : ce n'est (à mon sens) pas le genre de livre que l'on lit quand on est fatigué et que l'on a juste envie de s'évader. Quoi que, c'est tellement bien écrit, ça se lit tout seul ... Bref, j'ai adoré.

1990, 535 pages, Folio
CITRIQ